Encore plus de bouchons

Article de Christina Meissner, député et cheffe du groupe UDC, Vernier (GE), dans ÉDITION SPÉCIALE du 30 décembre 2013

Maîtriser l’avenir de notre pays et son développement, c’est se donner des outils de nature politique. Le plus important est celui qui permet de réguler le nombre de personnes que nous sommes raisonnablement prêts à accueillir. Le rétablissement de contingents est cet outil efficace mais également flexible car adaptable en tout temps aux besoins de la Suisse. Voilà pourquoi je vous invite à voter le 9 février prochain « oui » à l’initiative de l’UDC contre une immigration de masse.

Chaque pourcent de plus dans le nombre d’arrivants cause jusqu’à 3,5% de hausse sur le prix des appartements (Tribune de Genève du 12 janvier 2011). Ainsi au cours des dix dernières années, l’immigration a causé à Genève et dans l’Arc lémanique l’inflation de plus de 25% du prix de vente de logements. Les revenus de ceux qui arri- vent étant supérieurs à ceux des habitants, ces derniers se voient contraints de s’exiler en France voisine ! L’idée que la construction de nouveaux logements seule puisse détendre le marché est fausse. Cela serait vrai si, parallèlement, la forte immigration économique actuelle pouvait être contrainte ou conduite. Or ce n’est pas le cas, loin de là. Dans le canton de Genève, l’objectif de construire 2500 logements par an, au-delà du fait qu’il n’a jamais été atteint, ne suffira même pas pour loger tous les nouveaux arrivants, au nombre de 6000 par an. Voilà à quoi nous expose la politique migratoire actuelle.

Une quête d’emploi de plus en plus dure

Notre canton a certes toujours compté sur la main-d’œuvre étrangère mais depuis l’ouverture des frontières, l’appel d’air a pris les proportions d’une tempête pour les Genevois en quête d’emploi. A Genève, comme dans le canton de Vaud, le nombre de frontaliers a doublé en 10 ans. Les cas de dumping salarial se multiplient et les contrôles ne freinent pas cette tendance.

Il faut être naïf pour croire qu’en étant toujours plus nombreux, tout ira mieux

La crise économique ne fait que s’amplifier. Elle amènera toujours plus de personnes à venir chercher du travail en Suisse. Nos gouvernants disent que nous allons sortir des bouchons et trouver à nous loger. La vérité est que tout l’argent investi dans les transports collectifs ne suffira pas à absorber le surplus de trafic et ne libérera donc pas les routes des bouchons.

Nous n’avons plus les moyens d’entretenir notre parc immobilier ni de rénover nos écoles, et nous n’avons pas l’argent pour réaliser toutes les infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins des habitants et chaque année notre pays accueille 80000 nouveaux habitants. Du coup, nous hypothéquons lourdement notre avenir.

Une place pour tous? Pas si sûr

Notre territoire est exigu et si la frontière politique a disparu, une autre se rappelle à nous. Celle qui nous impose des limites en matière de ressources et d’espace. A poursuivre le bétonnage du territoire sans agir sur le flux migratoire, on finira tous dans le mur !

Doit-on laisser la porte grande ouverte, au risque d’être à notre tour emportés dans la tourmente? Ou peut-on vraiment prétendre à la préservation de conditions de vie acceptables pour nos familles et pour les habitants que notre territoire héberge déjà ?

Pour une immigration choisie et non pas subie

L’UDC demande le droit au choix et propose le retour au contingentement via son initiative contre l’immigration de masse. Pour défendre les besoins en logements, emplois, mobilité et qualité de vie de nos habitants, le oui s’impose comme une évidence.