Criminalité importée: les faits

Article par Yvan Perrin, conseiller national, vice-président, La Côte-aux-Fées (NE)

L’immigration incontrôlée a également des effets sur la criminalité et sur les abus en tous genres. Aujourd’hui, les étrangers représentent plus de 70% de la population carcérale; il s’agit là certainement d’un record. Cet état de fait inacceptable est constamment passé sous silence par les autorités et les autres partis. Par cette attitude lâche, c’est toute la tradition humanitaire de la Suisse qui souffre et qui est abusée.

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. On a l’impression que ce proverbe a été écrit expressément à l’usage des gentils adeptes du politiquement correct dès lors qu’on se penche sur les problèmes de la criminalité dans notre pays.

Les faits ont beau le démontrer chaque jour, on n’arrivera sans doute jamais à faire admettre aux bien-pensants que la délinquance importée joue un rôle prépondérant et en constante augmentation dans notre pays. Et pourtant, la lecture des faits divers nous apporte chaque matin confirmation de ce qu’un minimum de clairvoyance permet de constater. Morceaux choisis :

Dépêche ATS, 07.07.2011: Un cambriolage perpétré en juillet 2009 a conduit les enquêteurs sur la piste d’un Tunisien, indique jeudi la police cantonale zurichoise. L’homme de 41 ans et 13 complices présumés, originaires de Tunisie, du Maroc, d’Albanie et de France, ont été arrêtés à partir de mai 2010. La bande est soupçonnée d’avoir commis 44 cambriolages dans les cantons de Zurich, St-Gall, Argovie, Soleure et Berne. Ils sont également suspectés de recel, du trafic de plus de 15 kilos de marijuana et de coups et blessures.

24Heures, 11.07.2011: «Un hypercentre pour se procurer de la coke.» C’est ainsi qu’une coiffeuse appelle la place de la Gare d’Yverdon. Cet endroit dont la Municipalité voulait faire une carte de visite d’Yverdon est devenu un bastion des dealers, généralement ressortissants d’Afrique de l’Ouest. Ils y opèrent jour et nuit, été comme hiver.

Le Matin, 14.07.2011: L’enquête, menée dès octobre 2010 par la Police cantonale valaisanne, a permis l’arrestation de sept personnes impliquées dans ce trafic. Les deux principaux incriminés, deux ressortissants nigérians âgés de 34 et 39 ans, détenteurs de permis de séjour «B» et domiciliés dans le Haut-Valais, ont été confondus pour la vente de 2 kilos 700 de cocaïne.

Eloquent mais encore insuffisant pour que certains admettent la réalité. Trafic de drogues diverses, cambriolages, recel, coups et blessures, soit un éventail assez large de ce que propose la loi sur les stupéfiants et le code pénal. Trois affaires, divers délits et une constante: les auteurs sont issus de la migration. Les faits sont là mais j’entends déjà les bonnes âmes crier à la sélection orientée, aux citations tronquées, bref à la manipulation visant à toujours faire porter le chapeau aux mêmes, à savoir aux immigrés.

Admettons que ce choix comporte une certaine part d’arbitraire et soit entaché de partialité. Tournons-nous dès lors vers un organisme neutre, peu suspect de sympathie UDC, reconnu pour la qualité de ses travaux, j’ai nommé l’Office fédéral de la statistique. Que nous apprend-t-il ?

Eh bien, pour commencer, en 2009, ce sont 29’045 personnes qui ont été condamnées pour un crime ou un délit relevant du code pénal. On trouvait 13’974 citoyens suisses contre 15’071 ressortissants étrangers, soit plus de la moitié, ce qui n’est pas tout-à-fait anecdotique. Pour ce qui est du trafic de stupéfiants, 5’669 personnes condamnées, soit 2’264 Suisses contre 3’405 étrangers. Même constat, plus d’étrangers que de Suisses.

Plus implacable encore, la statistique de la population carcérale, pour l’année 2010 cette fois. Au jour de référence, la capacité totale de nos prisons, soit 6’683 places était occupée à 92,5%. On trouvait parmi les résidents une proportion d’étrangers atteignant 71,6%, le chiffre le plus élevé depuis 2004, ce qui signifie que plus des deux tiers des personnes incarcérées dans notre pays sont venues d’ailleurs.

Au niveau de l’activité criminelle, les chiffres sont tout aussi cruels. Durant l’année 2010, 17’918 citoyens suisses ont commis une infraction, 17’783 étrangers étant dans le même cas. La tendance s’inverse au fil du nombre de délits. Les criminels ayant commis plus de 10 infractions étaient 1’555 au total, soit 626 ressortissants suisses contre 929 étrangers.

Au vu de ce qui précède, contester le rôle joué par les criminels étrangers dans notre pays relève de la mauvaise foi la plus crasse et point n’est besoin de perdre du temps avec celles et ceux qui refusent de comprendre. Il faut maintenant corriger le tir, c’est-à-dire s’attaquer aux racines du mal; elles sont nombreuses. Au premier chef, on ne peut que déplorer la passivité voire la veulerie de la classe politique qui refuse de se saisir du problème, de peur d’être taxée de xénophobie, pire de racisme, injure suprême que la gauche utilise volontiers pour discréditer à tout jamais tout individu qui oserait envisager un lien entre migration et insécurité. Il n’y a donc pas grand chose à attendre de ces acteurs politiques qui ferment les yeux depuis si longtemps. Daninos avait tellement raison quand il disait que l’autruche est le seul animal officiellement doué de sens politique.

Ensuite, conséquence de l’incurie politique qui règne dans nos contrées, les accords de Schengen et Dublin, catastrophes sécuritaires sans précédent. On nous avait garanti un espace de liberté et de sécurité. Au vu du résultat, force est de constater que cet espace existe bel et bien mais pour les délinquants qui évoluent dans toute l’Europe sans la moindre entrave tandis que l’honnête citoyen est livré à la vindicte du crime vagabond. Genève vient à ce propos de battre un triste record, à savoir plus de 1’000 cambriolages en mars dernier, soit 30 par jour. Il est à craindre que ces chiffres ne deviennent très rapidement la norme, tant le taux d’élucidation est faible et les peines ridicules pour les malchanceux que la police parviendrait à arrêter.

Dublin n’est pas mieux, qui devait nous permettre de renvoyer au pays de premier accueil les requérants ne relevant pas de notre compétence. On ne saura sans doute jamais si le principe aurait pu fonctionner, la Grèce n’ayant jamais fait face à ses obligations. L’Italie mène pour sa part une guerre d’usure, n’acceptant au maximum que cinq personnes par jour, et encore faut-il les renvoyer par avion avec les problèmes et les coûts que cela implique. Utiliser la frontière terrestre était sans doute trop simple. Même les Européens ne croient plus en Dublin, pour preuve les Français et les Danois ont rétabli des contrôles à leurs frontières.

Tout cela a assez duré. Notre société ne saurait être utilisée plus longtemps comme laboratoire pour les adeptes des expériences hasardeuses héritées de mai 68. La sécurité doit être rétablie, la migration maitrisée. Une tâche immense résumée en quelques mots, une tâche qu’il nous appartient de mener à bien avec comme fil rouge les mots de Jacques Chirac : «La politique, ça ne consiste pas à suivre le courant mais à indiquer le cap».