Conséquences sur la sécurité sociale

Article par Gilberte Demont, présidente UDC du canton de Fribourg, Morat (FR)

Une immigration contrôlée, voire ciblée, répondant aux attentes de l’économie est un élément nécessaire et incontestable. Toutefois, si notre pays se trouve submergé par une masse d’immigrants et que la situation devient incontrôlable, il est évident que des mesures doivent être prises immédiatement. Les accords internationaux, un facteur prépondérant de l’explosion de l’immigration, doivent être impérativement renégociés afin de permettre à la Suisse de gérer l’immigration selon ses besoins et possibilités.

Sans une prise de conscience immédiate et une réaction responsable de la part de nos autorités, notre pays, forcé de s’adapter à une telle augmentation de la population, verra ses espaces verts se raréfier – la gestion du trafic deviendra un sac de nœuds inextricable – et notre sécurité sociale sera totalement déstabilisée, voire anéantie.

L’OFS annonce le chiffre de 10 millions d’habitants dans un proche avenir. Ces personnes devront être logées alors que la surface de notre pays, elle n’augmentera pas. Elément clé : les Alpes occupent 60% du territoire de la Suisse et sont inhabitables. De par ce fait, la population se concentre sur le 40% restant de notre pays et la densité des habitants risque d’atteindre des chiffres alarmants. La qualité de vie de la population diminuera. Un point sur lequel je m’attarderai plus longuement concerne les conséquences de cette forte immigration sur notre sécurité sociale. Sans parler du taux de naturalisation, plus élevé en Suisse que partout ailleurs, nous enregistrons en Suisse 22.1% de population étrangère.

Là où les chiffres deviennent encore plus inquiétants, voire surdimensionnés si l’on se réfère à la proportionnalité, c’est dans le secteur social.

En effet, si l’on parle du chômage, 43% des chômeurs sont de nationalité étrangère. Notre assurance chômage enregistre des milliards de déficit en restant obligée de verser les prestations à un citoyen de l’UE ayant travaillé un jour en Suisse pour autant qu’il ait payé des cotisations à l’assurance chômage pendant un an dans un pays de l’UE.

Les personnes de nationalité étrangère représentent le 34.5% des rentiers AI. A fin 2009, les déficits annoncés dans l’assurance invalidité se chiffraient à 14 milliards. Les révisions de l’AI se multiplient afin de palier à ce problème et essayer de diminuer la dette inquiétante enregistrée actuellement. Malheureusement, ces mesures pénalisent tous les rentiers bien que proportionnellement, les personnes touchant l’AI originaires de la Turquie, de l’ex-Yougoslavie, de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal, sont plus nombreuses que les Suisses.

Au niveau de l’aide sociale, on constate à nouveau une inégalité flagrante. 44.2% des bénéficiaires de l’aide sociale sont de nationalité étrangère, soit 3 fois plus que les Suisses.

En Suisse, en matière d’assurance maladie, le standing des prestations est élevé. La couverture des soins relative à l’assurance maladie obligatoire de base est large en comparaison avec d’autres pays. Les cantons sont tenus d’accorder des baisses fiscales aux contribuables à faibles revenus. Toujours en se basant sur l’aspect de proportionnalité, une partie importante de cette catégorie de la population est de nationalité étrangère.

Pour toute personne de nationalité étrangère, assurée à l’étranger et soignée en Suisse, certains problèmes financiers sont relevés. Une hausse de cette catégorie de patients de 60% a été enregistrée durant ces 6 dernières années. Actuellement une fondation (émanant des assurances maladies suisses) avance les fonds et la Confédération en paie les intérêts.

A fin 2009, il était constaté un découvert de 183 millions de francs relatif à des factures impayées des pays de l’UE, principalement d’Etats du sud.

Il est donc très superficiel d’affirmer que l’immigration est bénéfique pour un pays, voire pour son économie, si tous les aspects sont correctement énoncés et pris en considération.

En effet, selon les chiffres susmentionnés, une proportion trop importante de personnes de nationalité étrangère contribue, et non pas à dose homéopathique, au gonflement de l’Etat et de ses employés.

Il est enregistré 138’000 emplois supplémentaires dans le secteur social entre 1990 et 2010.

La progression de l’emploi dans le secteur public engendre indirectement une hausse d’impôt pour les contribuables et, mathématiquement, il en découle une baisse du pouvoir d’achat.

Certes, la Suisse est très attractive en matière de sécurité sociale. En étant actifs sur le marché de l’emploi, les salaires sont élevés en comparaison à bon nombre de pays.

Au moment de la retraite, les rentes 1er pilier et 2ème pilier sont perçues. En cas de période difficile professionnellement, l’assurance chômage comble partiellement les trous financiers. Et si par malheur, cette situation perdure le service social prend la relève.

Lors de graves problèmes de santé, l’assurance-invalidité intervient. Les assurances concernées couvrent en grande partie les coûts engendrés par les maladies ou accidents. Les allocations familiales et assurance maternité encouragent la constitution des familles et la hausse du taux de natalité. Le tout est une véritable infrastructure qui repose sur différents piliers et ces derniers doivent être financés pour assurer la continuité de notre Etat social et sa pérennité.

Une augmentation trop élevée des prestations sociales, des abus en la matière, le vieillissement de la population et son augmentation sont des éléments à prendre en considération qui peuvent nécessiter des mesures d’adaptation rapides en cas de besoin. Une déstabilisation des piliers précités peut entraîner une chute fatale pour notre Etat social.

En analysant la situation de manière objective en matière d’immigration, il est inconcevable de pratiquer une politique laxiste et de contribuer ainsi à une dégradation de notre système social actuel.

Il est indispensable de remédier à cette augmentation démographique dangereuse risquant d’anéantir nos espaces verts, car trop de constructions seront nécessaires pour loger ces habitants.

Cette augmentation de la population touchera bon nombre de domaines comme le trafic, la consommation d’énergie, la qualité de vie, etc. Maîtriser l’immigration doit être une priorité pour notre gouvernement.

Pour conclure, nous n’avons pas le droit d’offrir en héritage à nos enfants une Suisse bétonnée, sur-étatisée, pourvue d’un Etat social bancal et un pays à la recherche de son identité car submergé par une foule de différentes cultures et nationalités.