Préserver les précieuses terres cultivables

Article de Christina Meissner, député et cheffe du groupe UDC, Vernier (GE), dans ÉDITION SPÉCIALE du 30 décembre 2013

1m2 de surface cultivable a été perdu chaque seconde entre 1985 et 2009. Sur le Plateau suisse, 80% de ces terres sont devenues des surfaces d’habitation. Quelque 8 millions de personnes, dont près d’un quart sont des étrangers, se pressent aujourd’hui dans cet espace. Compte tenu de la surface disponible, la Suisse est aujourd’hui le pays d’Europe ayant la plus forte densité démographique. Sans contrôle de l’immigration, ce développement se poursuivra.

La Suisse a une superficie de 41285 km2. Les trois quarts sont improductifs constitués de rochers, d’eau, de forêts ou de pâturages. La surface agricole n’a qu’un million d’hectares, la surface d’habitation 300000 hectares et elle s’accroît au détriment de la première.

De 40 000 à 90 000 frontaliers

L’immigration de presque 80000 personnes par an pèse lourdement sur les infrastructures, les ressources et les institutions sociales. Ces 80000 personnes occupent quelque 35000 appartements ou une surface d’environ 4500 terrains de football. Cela représente chaque année une nouvelle ville de la taille de Lucerne ou tous les deux ans un nouveau canton comme Neuchâtel. C’est une politique démographique irresponsable. Par ailleurs, une main-d’œuvre pléthorique nuit à la prospérité du pays. Un nombre de frontaliers qui passe de 40 000 à 90000 personnes en dix ans sur Genève et sur Vaud. Un canton de Vaud qui voit sa population augmenter de 80000 habitants en dix ans, c’est aussi un phénomène qui menace son équilibre.

On le voit sur le marché du logement notamment. Dans les villes, le taux d’appartements vides est pratiquement égal à zéro, malgré une activité de construction proche de la surchauffe. Dans les zones périurbaines, les loyers montent en flèche. Les prix de vente des logements en propriété par étage ont plus que doublé dans de nombreuses localités. Ce qui contraint les indigènes à chercher un foyer abordable ailleurs. Ces mouvements d’éloignement des centres entraînent aussi des besoins en mobilité accrus.

Stopper l’explosion des coûts

Les entreprises cherchent elles aussi à échapper aux prix élevés en s’implantant dans les quartiers extérieurs. Bâle (Tour Roche), Zurich (Prime Tower), Berne (Wankdorf City) ou encore l’Arc lémanique, mettent en évidence les effets néfastes de ce phénomène, qui requièrent à leur tour une augmentation des prestations (infrastructures). C’est un cercle vicieux! Cette évolution quasi anarchique ne peut être contrée que par la modération. L’initiative populaire «contre l’immigration de masse» qui passera dans les urnes en février 2014 n’exige ni un arrêt total de l’immigration, ni la résiliation des accords bilatéraux avec l’UE. Elle charge le Conseil fédéral d’ouvrir de nouvelles négociations avec Bruxelles, afin que la Suisse puisse décider de sa politique démographique. Cette manière de faire est modérée et raisonnable. Son bien-Sauvegarder notre patrie et nos coutumes: donc, le 9 février OUI à l’initiative populaire «contre l’immigration de masse» fondé pour le pays a été confirmé bien avant la conclusion des accords bilatéraux avec l’UE.