L'UE s'étend jusqu'à la mort

et le Conseil fédéral pousse la Suisse dans la même tombe

Lundi, 1er juillet 2013, la Croatie adhère comme 28e membre à l'Union européenne. Ce pays secoué par la crise économique avec un taux de chômage des jeunes de 51,8%, des salaires moyens de 1300 francs suisses et des scandales de corruption à répétition n'est que le début d'une nouvelle série d'extensions contestables. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE viennent en effet d'accepter l'ouverture de négociations d'adhésion avec la Serbie.

Tout le monde le sait, mais personne ne s'y oppose: avec la Croatie, l'UE se charge d'un nouveau souci extrêmement onéreux. Bien qu'il soit évident que ce nouvel Etat membre, dont les problèmes économiques et scandales de corruption ne diminueront certainement pas après son entrée dans l'UE, coûtera des milliards au fonds UE, cette adhésion a été exécutée sans enthousiasme, mais aussi sans hésitation. La "prochaine Grèce" a ainsi pris place à Bruxelles conformément au plan. La Suisse en supportera également les conséquences. Le Conseil fédéral et les commissions de politique extérieure des deux chambres ont déjà donné leur feu vert à la libre circulation des personnes avec la Croatie. Les conséquences sont là aussi claires: aujourd'hui déjà, plus de 30 000 Croates vivent en Suisse, chiffre auquel il faut ajouter quelque 15 000 Croates naturalisés durant les dix ans écoulés. Cette importante diaspora, ajoutée au niveau élevé des salaires suisses et au chômage (encore) faible – exercera un important effet d'attraction sur les Croates en quête de travail. La Suisse pourra certes négocier des contingents pour quelques années, mais ensuite l'immigration en provenance de ce pays des Balkans ne pourra plus être freinée.

Ce sera pire après l'adhésion de la Serbie à l'UE. Plus de 89 000 Serbes vivent actuellement en Suisse et environ 80 000 Serbes ont été naturalisés durant les dix dernières années. Et là aussi, il ne faut se faire aucune illusion: le Conseil fédéral acceptera sans discuter l'extension de la libre circulation à la Serbie. D'ici là, cela se passera peut-être même automatiquement si les idées présentées cette semaine par le DFAE deviennent réalité.

Ne permettons pas que les choses en viennent là! Le Conseil fédéral n'a pas le droit de sacrifier les intérêts de la Suisse au profit des fossoyeurs de l'économie européenne juste pour pouvoir se profiler sur la scène internationale. Le peuple suisse doit se battre contre cette adhésion rampante de la Suisse à ce monstre antidémocratique installé à Bruxelles. L'initiative contre l'immigration de masse est un premier pas dans ce sens.

Newsletter eMail du 28 juin 2013